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septembre 11, 2025
AGRICULTURE ( Maladie des tomates : comment les reconnaître ? )
La tomate est l’un des légumes les plus cultivés au monde, que ce soit dans les potagers familiaux ou en agriculture professionnelle. Appréciée pour sa saveur et sa polyvalence en cuisine, elle est toutefois sensible à de nombreuses maladies qui peuvent compromettre les récoltes. Savoir identifier ces maladies de la tomate à temps est essentiel pour limiter les dégâts et protéger la culture.
Dans cet article, nous allons détailler les principales maladies des tomates, leurs symptômes caractéristiques, ainsi que des conseils pour les reconnaître rapidement et mettre en place les bonnes pratiques de prévention et de traitement.
Pourquoi la tomate est-elle si sensible aux maladies ?
La tomate (Solanum lycopersicum) est une plante herbacée de la famille des Solanacées. Son feuillage tendre, ses tiges riches en eau et ses fruits juteux constituent un environnement favorable au développement de champignons, bactéries et virus. Plusieurs facteurs expliquent sa vulnérabilité :
Climat humide et chaud : favorise les maladies cryptogamiques comme le mildiou ou l’oïdium.
Monoculture : cultiver la tomate sur la même parcelle chaque année augmente le risque d’infections.
Sensibilité génétique : certaines variétés sont plus fragiles que d’autres.
Stress de la plante : un excès ou manque d’eau, de nutriments ou de soleil affaiblit la tomate et la rend plus sensible.
Les principales maladies des tomates et leurs symptômes
1. Le mildiou de la tomate
Le mildiou (Phytophthora infestans) est sans doute la maladie la plus redoutée par les jardiniers.
Symptômes :
Apparition de taches brunes, huileuses et diffuses sur les feuilles.
Les feuilles jaunissent puis sèchent complètement.
Les tiges présentent des lésions brunes allongées.
Les fruits se couvrent de zones brunes dures, rendant la récolte inutilisable.
Reconnaissance rapide :
En période humide et fraîche (15-22 °C), une fine moisissure blanche apparaît sur le revers des feuilles.
2. L’oïdium
L’oïdium est une maladie cryptogamique fréquente sur la tomate.
Symptômes :
Poudre blanchâtre sur la face supérieure des feuilles.
Déformation et jaunissement du feuillage.
Réduction de la photosynthèse, ralentissant la croissance de la plante.
Reconnaissance rapide :
Aspect farineux très caractéristique sur les feuilles et parfois sur les tiges.
3. La fusariose et la verticilliose
Ces deux maladies sont dues à des champignons du sol.
Symptômes :
Jaunissement progressif du feuillage, souvent d’un seul côté de la plante.
Flétrissement général malgré un arrosage suffisant.
Nécrose brune dans les vaisseaux conducteurs de la tige.
Reconnaissance rapide :
Si une plante s’affaisse sans raison apparente, suspectez la fusariose ou la verticilliose.
4. La septoriose
La septoriose (Septoria lycopersici) est très fréquente en été humide.
Symptômes :
Petites taches brunes rondes sur les feuilles, entourées d’un halo jaunâtre.
Les taches s’agrandissent et les feuilles finissent par sécher.
La maladie commence généralement par les feuilles du bas.
Reconnaissance rapide :
Présence de nombreux petits points noirs au centre des taches : ce sont les fructifications du champignon.
5. La cladosporiose (ou maladie des taches brunes)
Très répandue en serre.
Symptômes :
Taches jaunes sur la face supérieure des feuilles.
Moisissure brun-olive au revers.
Défoliation rapide entraînant la perte de vigueur de la plante.
6. Les maladies bactériennes (corynébactériose, chancre bactérien)
Les bactéries attaquent les tiges, feuilles et fruits.
Symptômes :
Brûlures foliaires.
Taches noires sur les fruits, souvent entourées d’un halo blanc.
Fissures et chancres sur les tiges.
Reconnaissance rapide :
Apparition de coulures blanchâtres ou jaunâtres au niveau des chancres.
7. Les viroses (virus de la mosaïque de la tomate, TYLCV…)
Les virus sont transmis par les pucerons ou la mouche blanche.
Symptômes :
Feuilles marbrées de vert clair et foncé (aspect mosaïque).
Déformation et réduction de la taille des feuilles.
Retard de croissance, fruits petits et déformés.
Reconnaissance rapide :
Les feuilles ont un aspect froissé, bosselé, différent des maladies fongiques.
8. La nécrose apicale (ou cul noir)
Ce n’est pas une maladie infectieuse mais un trouble physiologique lié à un déficit en calcium.
Symptômes :
Taches noires et enfoncées sur l’extrémité des fruits.
Les tomates deviennent dures et inconsommables.
Reconnaissance rapide :
Se manifeste surtout sur les premières grappes, souvent lors d’arrosages irréguliers.
Comment reconnaître rapidement une maladie de la tomate ?
Pour ne pas confondre les maladies entre elles, voici quelques critères visuels utiles :
Sur les feuilles :
Poudre blanche = oïdium
Taches brunes huileuses + moisissure blanche = mildiou
Petits points noirs au centre des taches = septoriose
Sur les tiges :
Lésions brunes allongées = mildiou
Chancres avec coulures = bactéries
Sur les fruits :
Taches brunes dures = mildiou
Taches enfoncées noires = nécrose apicale
Déformations et marbrures = viroses
Prévention et bonnes pratiques contre les maladies des tomates
Reconnaître les maladies est une étape, mais la prévention reste la clé.
Rotation des cultures : éviter de planter des tomates au même endroit chaque année.
Choix des variétés résistantes : certaines hybrides F1 résistent au mildiou, fusariose, verticilliose.
Aération : espacer les plants et tailler pour éviter l’humidité stagnante.
Arrosage maîtrisé : arroser au pied, éviter de mouiller le feuillage.
Paillage : limite les éclaboussures porteuses de spores.
Désinfection des outils : pour éviter la propagation de bactéries et virus.
Traitements naturels et solutions biologiques
Décoction de prêle : riche en silice, renforce les défenses naturelles.
Purins de plantes (ortie, consoude, fougère) : stimulent la vigueur et protègent contre certains champignons.
Bicarbonate de soude : limite l’oïdium.
Cuivre (bouillie bordelaise) : utilisé avec modération contre le mildiou.
Lutte biologique : introduction d’insectes auxiliaires pour limiter les vecteurs de virus.
Maladies de la tomate : tableau récapitulatif
Maladie Symptômes principaux Partie atteinte Reconnaissance rapide
Mildiou Taches brunes huileuses, moisissure blanche Feuilles, tiges, fruits Feutrage blanc au revers
Oïdium Poudre blanche farineuse Feuilles, tiges Aspect farineux
Fusariose/Verticilliose Jaunissement, flétrissement Racines, tiges Flétrissement unilatéral
Septoriose Petites taches rondes noires Feuilles Points noirs centraux
Cladosporiose Taches jaunes + moisissure brun-olive Feuilles Très fréquente en serre
Bactérioses Taches noires, chancres Feuilles, fruits, tiges Coulures blanchâtres
Viroses Feuilles mosaïquées, déformées Feuilles, fruits Aspect froissé
Nécrose apicale Taches noires enfoncées Fruits Cul noir caractéristique
Conclusion : observer, identifier, agir
La maladie des tomates peut prendre plusieurs formes et menacer la récolte. L’essentiel est d’apprendre à reconnaître rapidement les symptômes : couleur et forme des taches, aspect du feuillage, état des tiges et des fruits.
Une observation régulière du potager, combinée à des pratiques préventives (rotation, aération, arrosage raisonné), permet de limiter considérablement les risques. En cas d’attaque, agir tôt avec des solutions naturelles ou biologiques évite la propagation.
En résumé, une tomate en bonne santé est une plante bien nourrie, bien aérée et protégée naturellement. Savoir identifier ses maladies est la première étape pour profiter de belles récoltes saines et abondantes.
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