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septembre 16, 2025
HOMME ET VIE ( Les scanners responsables de milliers de cancers chaque année ? Prudence )
Introduction
Depuis quelques années, une inquiétude grandissante entoure l’utilisation des examens médicaux radiologiques, notamment les scanners (tomodensitométrie ou CT-scan). Ces appareils, extrêmement utiles pour le diagnostic et le suivi de nombreuses pathologies, exposent toutefois les patients à des doses non négligeables de rayonnements ionisants. Selon plusieurs études, leur usage excessif pourrait être responsable de milliers de cas de cancers chaque année à travers le monde. Faut-il pour autant les craindre ou s’en passer ? Cet article fait le point de manière détaillée.
Qu’est-ce qu’un scanner médical ?
Un scanner, ou tomodensitométrie (TDM), est un examen d’imagerie médicale qui utilise des rayons X pour obtenir des images très précises du corps humain.
Contrairement à une radiographie classique qui donne une image en deux dimensions, le scanner reconstitue des images en coupes transversales, permettant d’examiner avec précision les organes, les os, les tissus mous et les vaisseaux sanguins.
Les indications médicales du scanner
Recherche de lésions traumatiques (fractures, hémorragies internes).
Diagnostic de cancers ou de métastases.
Bilan en cas d’accident vasculaire cérébral (AVC).
Exploration thoracique (poumons, cœur, artères).
Suivi post-opératoire ou post-thérapeutique.
En pratique, le scanner est un outil devenu incontournable, et son nombre d’utilisations a considérablement augmenté depuis les années 1990.
Quelle dose de rayonnement délivre un scanner ?
Les scanners utilisent des rayons X, qui sont des rayonnements ionisants capables d’endommager l’ADN des cellules. L’unité de mesure de l’exposition est le millisievert (mSv).
Une radiographie pulmonaire classique expose à environ 0,1 mSv.
Un scanner thoracique peut délivrer entre 6 et 7 mSv.
Un scanner abdominal peut aller jusqu’à 10 à 15 mSv.
À titre de comparaison, l’exposition naturelle aux rayonnements (cosmiques, sol, alimentation) est d’environ 2,4 mSv par an en moyenne mondiale.
Ainsi, un seul scanner abdominal équivaut à 4 à 6 années d’exposition naturelle.
Les scanners et le risque de cancer : que disent les études ?
Plusieurs recherches épidémiologiques ont montré un lien entre l’exposition répétée aux scanners et une augmentation du risque de cancer à long terme.
Études internationales marquantes
Étude du Lancet (2012)
Menée sur plus de 170 000 enfants et jeunes adultes au Royaume-Uni et en Australie, elle a révélé une augmentation significative du risque de leucémie et de tumeurs cérébrales après plusieurs scanners dans l’enfance.
Institut National du Cancer (INCa, France)
Il estime qu’environ 1 à 2 % des cancers dans les pays développés pourraient être liés à l’exposition médicale aux rayonnements, principalement via les scanners.
Étude américaine (Archives of Internal Medicine, 2009)
Elle a calculé que 29 000 cancers par an aux États-Unis pourraient être attribués aux examens radiologiques, dont une grande partie aux scanners.
Quels cancers sont les plus concernés ?
Leucémies.
Cancers thyroïdiens.
Cancers du sein.
Tumeurs cérébrales.
Cancers pulmonaires.
Le risque est particulièrement élevé chez les enfants et les patients jeunes, car leurs cellules sont plus sensibles aux radiations et leur espérance de vie est plus longue.
Les scanners : bénéfices versus risques
Il serait faux et dangereux de diaboliser les scanners. Leur apport médical est immense, et dans de nombreuses situations, ils sauvent des vies en permettant un diagnostic rapide et précis.
Les bénéfices incontestables
Diagnostic précoce de maladies graves.
Suivi des traitements oncologiques.
Détection d’AVC en urgence (où chaque minute compte).
Aide à la chirurgie et aux biopsies.
Le problème de la sur-prescription
Toutefois, de nombreux experts soulignent un usage parfois excessif :
Scanners prescrits "par précaution" alors qu’une échographie ou une IRM aurait suffi.
Répétition de scanners à intervalles trop rapprochés.
Examens réalisés à la demande de patients inquiets, sans réelle indication médicale.
Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), environ 30 % des scanners seraient potentiellement évitables.
Comment réduire les risques liés aux scanners ?
1. Privilégier d’autres examens quand c’est possible
IRM (imagerie par résonance magnétique) : sans rayonnement, idéale pour le cerveau, la moelle épinière et les articulations.
Échographie : utile pour les organes abdominaux, le cœur (échocardiographie), le suivi de grossesse.
2. Adapter la dose de rayonnement
Les appareils récents permettent de réduire significativement la dose délivrée tout en conservant une qualité d’image suffisante.
En France, les autorités sanitaires imposent des normes strictes de radioprotection.
3. Limiter les examens répétitifs
Il est important que les patients gardent une traçabilité de leurs examens afin d’éviter les doublons inutiles. Certains hôpitaux mettent en place un carnet de suivi des expositions radiologiques.
4. Information et consentement
Le médecin doit toujours expliquer au patient l’intérêt du scanner et les éventuels risques. Dans certains cas, une discussion éclairée permet de rassurer et d’opter pour un examen moins irradiant.
Focus : scanners chez l’enfant et la femme enceinte
Les enfants et les fœtus sont extrêmement sensibles aux radiations. Les scanners doivent être prescrits avec prudence extrême dans ces cas-là.
Chez l’enfant : privilégier l’échographie ou l’IRM.
Chez la femme enceinte : éviter tout scanner sauf urgence vitale, car les rayons X peuvent nuire au développement fœtal.
Les recommandations officielles
En France
La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande de limiter les indications du scanner aux situations où il apporte une réelle valeur ajoutée.
L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) contrôle les doses délivrées par les équipements.
Au niveau international
L’ICRP (Commission internationale de protection radiologique) insiste sur le principe des 3A :
Justification (le bénéfice doit l’emporter sur le risque).
Optimisation (dose la plus faible possible).
Limitation (éviter les répétitions inutiles).
Les scanners sont-ils vraiment responsables de « milliers de cancers » ?
Oui, plusieurs études estiment que des milliers de cas de cancers chaque année sont liés à l’exposition médicale aux rayons X, en particulier via les scanners.
Cependant, il faut mettre ces chiffres en perspective :
Le risque individuel reste relativement faible : la probabilité de développer un cancer après un seul scanner est très basse.
Le risque collectif est important, car des millions de scanners sont réalisés chaque année dans le monde.
En résumé : un scanner bien indiqué sauve plus de vies qu’il n’en met en danger. Le problème vient surtout de la sur-utilisation et du manque de recours aux alternatives.
Conseils pratiques pour les patients
Poser des questions : demander à son médecin si l’examen est indispensable.
Informer sur son historique : signaler les scanners déjà réalisés.
Demander les alternatives : IRM ou échographie si adaptées.
Conserver ses comptes rendus : éviter les doublons.
Faire confiance aux spécialistes : un scanner peut être vital et sauver une vie.
Conclusion
Les scanners sont des outils médicaux indispensables, mais leur usage croissant soulève un véritable enjeu de santé publique. Oui, ils peuvent être responsables de milliers de cancers chaque année, mais cela ne doit pas faire oublier qu’ils sauvent aussi des millions de vies.
La clé réside dans la prudence, la rationalisation et la transparence : prescrire uniquement lorsqu’il y a une indication claire, informer les patients, privilégier les alternatives non irradiantes et optimiser les doses.
Ainsi, loin de céder à la peur, il s’agit de trouver le juste équilibre entre bénéfice médical et risque radiologique, afin que le scanner reste un allié, et non une menace, pour notre santé.
Les scanners sauvent des vies, mais leur usage doit être raisonné et optimisé pour minimiser les risques de cancer radio-induit. L’étude récente de JAMA Internal Medicine n’est pas un appel à bannir cet outil diagnostique, mais une alerte sanitaire pour éviter les abus et développer des pratiques plus sûres. Dans un contexte où les technologies évoluent rapidement (IA, basse dose), l’objectif est de maximiser les bénéfices tout en protégeant les patients. La prudence s’impose, surtout pour les populations vulnérables comme les enfants, mais sans renoncer aux avancées médicales qui dépendent de l’imagerie precision.
-Les scanners responsables de milliers de cancers chaque année ? Prudence
Par Omar Abdellaoui — Dernière mise à jour : 16 septembre 2025
Patient réalisant un scanner médical
Depuis quelques années, une inquiétude grandissante entoure l’utilisation des examens radiologiques, notamment les scanners (tomodensitométrie). Outils diagnostics puissants, ils exposent toutefois les patients à des rayonnements ionisants. Plusieurs études suggèrent qu’un usage excessif pourrait contribuer à des milliers de cas de cancers chaque année.
Qu’est-ce qu’un scanner médical ?
Le scanner utilise des rayons X pour produire des images précises. Il est utile pour explorer les traumatismes, les AVC, les cancers et d’autres pathologies.
Risques et études scientifiques
De grandes études (Lancet, INCa, Archives of Internal Medicine) confirment un lien entre exposition répétée et hausse du risque de certains cancers, surtout chez les enfants.
Précautions à prendre
Limiter les prescriptions inutiles.
Privilégier IRM et échographie si possible.
Tracer les examens déjà réalisés.
FAQ
Est-ce dangereux de faire plusieurs scanners ?
Oui, une exposition répétée augmente légèrement le risque de cancer.
Un scanner peut-il être remplacé par une IRM ?
Oui, souvent pour le cerveau, la moelle épinière et les articulations.
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