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octobre 16, 2024

Animal du monde ( L'hippopotame )

Description physique L’hippopotame est un grand animal dont la forme ressemble fortement à une barrique. Il peut mesurer jusqu’à 4,50 m et pèse entre 16OO et 3200 kg. Il a une grosse tête où les yeux, les oreilles et les narines sont placés au sommet du crâne. Sa peau possède un derme épais recouvert d’un épiderme dont la couche superficielle est particulièrement lisse. Son lieu de vie L’hippopotame passe la plupart de son temps dans l’eau. Mais il peut se promener aussi sur terre. Il a donc une vie semi-aquatique lui permettant d’éviter la déshydratation. On trouve cet énorme animal exclusivement en Afrique subsaharienne, notamment en Afrique de l’Est (Tanzanie, Zambie et Mozambique). Les hippopotames vivent en groupes sur un territoire, une portion de lac ou de rivière. Son alimentation C’est un animal herbivore. L’hippopotame mange des herbes fraîches et différentes espèces de verdures, mais il ne se nourrit qu’après le coucher du soleil. Pendant la saison sèche, un hippopotame est capable de ne rien manger pendant un long moment. Contrairement à ce que pourrait faire penser son poids, il se nourrit peu. Sa reproduction Les accouplements ont lieu pendant la saison sèche quand la concentration de la population est la plus importante et favorise la recherche d’un ou d’une partenaire. Les hippopotames ne se reproduisent qu’après l’âge de 6 à 13 ans pour les mâles et 7 à 15 ans pour les femelles. Les petits hippopotameaux naissent toujours à la saison des pluies. Son espérance de vie Les hippopotames sont des grands mammifères sédentaires qui ont une durée de vie allant de 30 à 40 ans. Son cri Comme l’être humain, l’hippopotame émet de la voix pour exprimer ses sentiments. Les cris de l’hippopotame sont le mugissement et le beuglement. Malgré leur poids pouvant atteindre deux tonnes, les hippopotames ont les quatre pattes en l’air lorsqu’ils se déplacent à grande vitesse, selon des chercheurs anglais. Il s’agit de la première fois qu’une étude découvre que ces animaux quittent complètement le sol lorsqu’ils courent. Les scientifiques du Royal Veterinary College au Royaume-Uni ont analysé 169 vidéos montrant les cycles de mouvement de l’animal. Leurs analyses ont démontré que les quatre pattes des hippopotames quittent le sol complètement pendant 15 % du temps lorsqu’ils se déplacent à grande vitesse. Ils auraient tendance à se déplacer plus rapidement lorsque quelque chose les pourchasse ou lorsqu’ils pourchassent quelque chose, avance l’étude publiée mercredi dans le journal Peer J. Étant donné qu’ils passent une bonne partie de leur temps dans l’eau, il est très difficile pour les chercheurs d’analyser leur comportement hors de l’eau, affirme l’un des auteurs de l’étude, John Hutchinson, en entrevue à CNN. «Les hippopotames sont une très grande pièce manquante au casse-tête, dit-il. Ils sont très difficiles à étudier.» Les résultats de cette étude pourraient aider à adapter la manière dont des animaux sont gardés en captivité.
Informations générales L’ hippopotame peut rester des journées entières sans bouger dans l’eau pour être protégé du soleil et ne sort pour se nourrir qu’après le coucher du soleil. Le bâillement de l’hippopotame n’est pas un signe d’ennui, c’est un moyen de menacer l’adversaire en exhibant ses énormes dents. En outre, un hippopotame peut ouvrir sa mâchoire à 150° : en cas de réel combat, il peut ainsi plus facilement infliger de graves blessures avec ses canines et incisives, si la simple menace n’a pas suffit. L'hippopotame passe ses journées dans l'eau et ses nuits à terre. Il est amphibie, mais il se nourrit de l'herbe des prairies. Apparemment, il a choisi une vie calme, où l'effort essentiel consiste à bâiller largement de temps à autre et à brouter une herbe abondante et facile à trouver. Il n'a peut-être pas toujours vécu ainsi. Introduction La famille des hippopotamidés est probablement issue d'un tronc commun avec les lignées qui ont ensuite donné d'une part les suidés (porcs et autres sangliers) et, d'autre part, les ruminants (cervidés, bovidés...). Durant l'ère tertiaire, plusieurs rameaux d'hippopotames ont divergé. Ils n'ont plus, aujourd'hui, que deux descendants : l'hippopotame (Hippopotamus amphibius) et l'hippopotame nain (Choeropsis liberiensis), qui est resté bien plus proche des formes anciennes. L'aire de répartition de ces deux espèces montre de nos jours une nette tendance à la réduction. Ainsi, pendant le pliocène et le pléistocène, il y a 2 à 3 millions d'années, de nombreuses espèces d'hippopotames ont rayonné en Asie (Sri Lanka comprise), en Europe et en Afrique (Madagascar comprise), le seul continent où elles se sont maintenues. Trois ou quatre espèces ont cohabité, parmi lesquelles Hippopotamus gorgops qui vivait dans une eau plus profonde que l'amphibie actuel. Il y a encore 120 000 ans, des hippopotames pataugeaient dans les larges rivières de ce qui est devenu l'Angleterre... La Crète et Chypre ont hébergé, jusqu'à il y a 10 000 ans, un hippopotame pygmée (Phanourios minutus). Des fouilles, faites entre 1980 et 1987 à Chypre, montrent des restes d'hippopotames associés à des traces d'activité humaine. Peut-être est-ce l'homme qui a accéléré la disparition de l'animal de ces îles ? À Madagascar aussi, on a trouvé des vestiges d'un petit hippopotame (Hippopotamus lemerlei), qui existait encore il y a seulement 2000 ans environ. On pense qu'une importante variation climatique l'aurait fait disparaître, juste au moment où l'homme est arrivé sur l'île, au début de l'ère chrétienne. Il était le seul ongulé indigène à l'île. Les hippopotames habitaient jadis la basse vallée du Nil. Pour les anciens Égyptiens, leur silhouette arrondie et généreuse évoquait une déesse de la Fécondité (Thouéris), et ils furent souvent représentés sous cette forme sur les bas-reliefs. Aujourd'hui, en Afrique, l'hippopotame continue à jouer un rôle important dans la vie des gens, des fleuves et des lacs. Et ce rôle n'est pas seulement nourricier : il a, en effet, pénétré la culture des groupes ethniques qui les côtoient. Ainsi, dans le delta du Niger, à l'occasion du festival de l'eau de Owu, des participants posent sur leur tête un masque en forme d'hippopotame. La vie de l'hippopotame Un chef qui exige une soumission parfaite Hippopotame Hippopotame Les hippopotames vivent en groupes sur un territoire – une portion de lac ou de rivière – qui varie en fonction du plan d'eau et de la saison. Sur une berge de rivière, un espace plus réduit suffit à un plus grand nombre d'animaux que sur une berge de lac. Ainsi, 33 hippopotames peuvent se partager 100 mètres de bord de rivière, alors que 7 animaux seulement cohabitent sur 100 mètres de bord de lac. Le mâle dominant règne sur 50 à 100 mètres de rivière alors que son territoire peut atteindre 500 mètres de lac. C'est lui qui se charge du marquage territorial. Se plaçant au bord, le dos à la berge, il éparpille son crottin sur un rayon de 2 mètres. Ce genre de scène semble passionner les jeunes, qui viennent flairer les excréments, et parfois les consommer. Tant que les juvéniles, et surtout les mâles presque adultes, adoptent une attitude de soumission face au maître des lieux, tout va bien. Mais, s'ils gardent la tête haute, ce que le chef prend toujours pour un défi, les choses peuvent se gâter : le nombre élevé de cicatrices sur le corps des grands mâles rappelle à chacun que les discussions peuvent être vives. Les canines n'ont aucun rôle dans l'alimentation, mais elles peuvent infliger de profondes blessures (qui cicatrisent étonnamment vite). Les combats sont entrecoupés de hurlements, de charges dans l'eau, et de postures d'intimidation, gueule grande ouverte. La mandibule de l'hippopotame, c'est-à-dire sa mâchoire inférieure, peut s'ouvrir à 150° – ce qui est énorme – et elle est musclée en conséquence. D'où le célèbre bâillement de l'hippopotame : loin d'être seulement un geste de lassitude, il peut se révéler vraiment menaçant, si le mâle renverse sa tête le plus en arrière possible, en exposant toute sa gorge dans un geste de défi, pour calmer toute velléité de révolution interne. Respectueux de la hiérarchie Les combats peuvent être mortels, mais ces grandes scènes restent tout de même rares, car l'hippopotame est respectueux de la hiérarchie. Un des comportements sociaux les plus caractéristiques de l'espèce pourrait s'appeler la « défécation de soumission » : un animal dominé se retourne, sort son arrière-train de l'eau, éclabousse généreusement le museau du dominant de ses excréments et les répand par de vigoureux battements latéraux de la queue. Le supérieur hiérarchique sollicite ce geste des jeunes mâles : il tourne autour d'eux, sort ses épaules de l'eau, la tête pour une fois inclinée. Tout animal qui pénètre dans la mare ira ainsi « saluer » le dominant et lui signifier qu'il reconnaît son statut de chef. Dans un groupe, il peut y avoir plus de 5 défécations de soumission par heure, un tiers d'entre elles étant orientées vers le dominant. Les combats pour rire, lèvres contre lèvres, sont également fréquents entre adultes. Un groupe qui change de chef Un groupe qui change de chef Les hippopotames se regroupent à 10 ou 15 sous la direction d'un mâle, qui est le chef. Ce dernier est remplacé à chaque changement de territoire, mais, sur certains sites stables, comme les lacs, le même mâle peut se maintenir pendant 4 ans, voire 8 ans. Dans la journée, le dominant patrouille sur son territoire. Les mères sont d'un côté et surveillent leurs jeunes. Les femelles sans petits sont de l'autre et les jeunes mâles restent seuls... en attendant de dominer, quand les attaques du dominant ne les forcent pas à quitter le groupe. Des journées entières dans l'eau à bâiller ou à dormir Les hippopotames passent leurs journées dans l'eau. Autant ils se déplacent sur terre avec lourdeur, autant ils font preuve d'aisance dans l'eau. Quand celle-ci est profonde, ils sont capables de nager véritablement. Ils se propulsent essentiellement en remuant leurs pattes arrière – à la manière d'une grenouille ! Quand il y a moins d'eau, ils avancent un peu comme s'ils rebondissaient, à coups d'élans successifs, en prenant appui sur le fond. L'eau ne pénètre alors ni dans les yeux ni dans les oreilles. Les hippopotames font tout dans l'eau, y compris dormir, par petits sommes. C'est aussi dans l'eau qu'ont lieu les accouplements. Le mâle est alors seul visible, la femelle étant, elle, entièrement sous l'eau. Seules ses narines viennent de temps en temps affleurer à la surface. La cour du mâle, avant et pendant l'accouplement, est relativement agressive, et la femelle semble maintenue un peu de force sous l'eau. Autrefois, on classait les hippopotames dans l'ordre des pachydermes, mot qui veut dire « qui a la peau épaisse », en grec. Pourtant, c'est tout le contraire : la couche cornée de sa peau est si fine que l'hippopotame est très sensible aux pertes d'eau par évaporation... Il se pourrait que cette espèce passe ses journées dans l'eau simplement parce qu'elle serait incapable de surmonter le rythme de perte en eau que lui imposerait une journée sous le soleil de l'Afrique tropicale. L'autre raison pour laquelle ils vivent dans l'eau est l'économie d'énergie qu'ils doivent faire, car ils mangent peu. Comme la température de l'eau est pratiquement la même que celle de leur corps, les hippopotames n'ont pas à dépenser de calories pour rester en homéothermie (c'est-à-dire pour conserver une température interne constante). L'hippopotame ne mange que la nuit L'hippopotame se nourrit peu, proportionnellement à son poids. Sa ration quotidienne, 40 kg d'herbe fraîche, ne représente que de 1 à 1,5 % de son poids en matière sèche, alors que tous les autres ongulés – animaux à sabots – ont besoin de manger 2,5 % de leur poids pour vivre. Quand tout va bien, ses pâturages sont, en moyenne, situés entre 2,8 et 3,2 km d'un point d'eau, mais, en cas de disette, il peut marcher jusqu'à 10 km, seul ou en petits groupes. Pendant la saison sèche, il est même capable de jeûner assez longtemps... Autre caractéristique, l'hippopotame ne se nourrit qu'après le coucher du soleil. En fin d'après-midi, les signaux acoustiques deviennent plus nombreux, la fréquence des bâillements augmente, annonçant l'approche des déplacements alimentaires. Les groupes d'hippopotames continuent ainsi à communiquer la nuit pendant qu'ils recherchent leur nourriture. Les animaux se répondent. Le son portant jusqu'à 1 km le long de la rivière, une chaîne d'échos de proche en proche, et de groupe en groupe, retentit tout au long du fleuve. Les hippopotames peuvent commencer leur recherche de nourriture par plusieurs kilomètres de déplacement dans le cours d'eau lui-même. Pour sortir de l'eau, ils empruntent régulièrement les mêmes passages, les creusant fortement, au point de défoncer les berges quand ils sont nombreux à utiliser les mêmes pistes, nuit après nuit... La nourriture de l'hippopotame consiste en diverses espèces de graminées, des genres Panicum, Urocholora ou Cynodon. Selon les endroits, son régime peut comprendre une dizaine de graminées différentes. Il est assez sélectif, choisissant les espèces les plus appétissantes et délaissant les autres. Par exemple, il dédaigne toujours les espèces du genre Spirobolus. En fait, ses goûts peuvent varier en fonction des régions. L'hippopotame a ses habitudes locales : dans une réserve du Kwazulu-Natal, en Afrique du Sud, il se nourrit d'herbe à buffle (Panicum maximum) et d'un chiendent (le Cynodon dactylon). Ce n'est pas un ruminant La physiologie digestive de l'hippopotame est relativement particulière, car, bien que non ruminant, il possède deux diverticules dans son estomac, ce qui ralentit le transit des aliments et augmente leur assimilation dans l'intestin. Son appareil digestif est bien adapté à ses besoins. Il héberge des protozoaires ciliés, petits animaux unicellulaires qui aident à digérer la cellulose des végétaux. Il arrive ainsi à se contenter d'assez peu de nourriture. Le transit des aliments dans l'estomac puis dans l'intestin dure 24 heures. Il se prolonge donc durant les heures de repos diurne de l'animal. Tout n'est peut-être même pas digéré dans la journée qui suit le repas nocturne. Les quantités d'herbe avalée peuvent donc s'accumuler dans l'estomac de l'hippopotame. Après son passage, les pâturages ressemblent à des pelouses bien tondues. Les lèvres rigides de l'animal, recouvertes d'une peau cornée qui peut avoir jusqu'à 50 cm d'épaisseur, lui permettent de cueillir l'herbe bien ras. Il l'arrache, en relevant la tête régulièrement. Le jeune commence à mâcher de l'herbe en accompagnant sa mère sur les pâturages, lors des sorties nocturnes. Dans ces cas-là, il marche près de la tête de la femelle et, si d'autres jeunes de portées précédentes sont là également, ils suivront tous l'adulte, le plus jeune juste derrière, le plus âgé fermant la marche. Des expéditions alimentaires plus ou moins lointaines Des expéditions alimentaires plus ou moins lointaines Les hippopotames vont à terre pour se nourrir. Là, leurs comportements sociaux sont complètement modifiés. Finis les rapports dominés-dominants. Leurs sentiers sont balisés de tas de crottins, mais il ne s'agit plus alors de marques territoriales, uniquement de repères topographiques. Lorsqu'ils trouvent des mares ou des points d'eau bourbeux sur leur route, ceux-ci leur servent de relais, et ils vont plus loin vers l'intérieur des terres. Au lieu de s'alimenter à 3 km de la berge du fleuve, dans le prolongement de leur territoire aquatique, ils s'aventurent alors beaucoup plus loin. La mère protège farouchement ses petits Les hippopotames ne se reproduisent pas avant l'âge de 6-13 ans pour les mâles et avant 7-15 ans pour les femelles. Les petits naissent toujours à la saison des pluies. Si bien qu'il n'y a qu'une vague de naissances dans les régions où il n'y a qu'une saison des pluies par an, comme en Afrique du Sud, et deux vagues, dans l'est de l'Afrique, où il y a deux saisons. Ils s'accouplent de 227 à 240 jours plus tôt, pendant la saison sèche. L'œstrus – c'est-à-dire le moment du cycle où la femelle est en ovulation – dure environ trois jours. Elle met son petit au monde en eau peu profonde, ou bien à terre, mais dans une zone bien protégée. Elle le défend férocement, contre les grands prédateurs, et... contre les mâles adultes de sa propre espèce ! Après la naissance, la femelle reste isolée une dizaine de jours avant de rejoindre le groupe... Le taux de mortalité infantile est très élevé : il va jusqu'à 45 % au cours de la première année ; il est de 15 % lors de la deuxième. (Au-delà, jusqu'à environ 30 ans, chaque classe d'âge perd chaque année environ 4 % de ses effectifs.) Les petits tètent vraiment sous l'eau Le petit reste avec sa mère jusqu'à la naissance du suivant, voire au-delà, et l'on rencontre souvent des femelles entourées de plusieurs jeunes d'âge différent. En moyenne, les naissances sont espacées de 24 mois : 8 mois de gestation, 1 an de lactation et encore 4 mois d'« anœstrus », c'est-à-dire de repos complet. Seules 10 % des femelles sont fécondées lorsque leur cycle reprend pendant quelques jours, juste entre naissance et lactation. Les jumeaux sont rares. La femelle a deux mamelles inguinales, c'est-à-dire placées très bas, près de l'aine ; de ce fait, lorsque la mère est immergée, le petit tète sous l'eau. De toute façon, il tète en apnée (retenant sa respiration), narines et oreilles fermées, même sur la terre ferme ! Les bébés hippopotames savent nager avant de savoir marcher. Ils utilisent le dos de leur mère pour se reposer à la surface de l'eau, car ils ne peuvent rester que 1 ou 2 minutes en apnée, alors que les adultes tiennent facilement 5 minutes. La croissance va bon train : pesant de 27 à 50 kg à la naissance, le petit atteint 250 kg à 1 an ! La maturité sexuelle est atteinte vers 12 ans, et le jeune devient alors un rival possible pour l'adulte. Les jeunes ne sont que tolérés par les dominants. Tant que juvéniles, et surtout mâles presque adultes, adoptent une attitude respectueuse face aux maîtres des lieux, tout va bien. S'ils effectuent les « défécations de soumission » de rigueur, c'est encore mieux. Infanticides chez les hippopotames Infanticides chez les hippopotames La femelle protège férocement son petit, y compris contre les hippopotames mâles adultes. Lorsqu'un mâle vient de se battre farouchement pour un territoire, il se retrouve avec de nouvelles femelles. Si celles-ci ont des petits, elles les allaitent et ne peuvent donc pas être en chaleur. Il arrive que le mâle tue les petits – qui ne sont pas les siens –, la femelle redevient disponible et il peut s'accoupler avec elle. Les scientifiques se demandent si ce comportement n'est pas un facteur normal de régulation de l'espèce. Pour tout savoir sur l'hippopotame Hippopotame (Hippopotamus amphibius) La silhouette de l'hippopotame n'est pas banale : court sur pattes, il est doté d'une tête proéminente et grande, proportionnellement à son corps glabre et cylindrique, bien rebondi. Mais, malgré sa corpulence et sa drôle de silhouette, l'hippopotame est assez souple. Au besoin, il peut charger – ou fuir – à près de 30 km/h. Lorsqu'il sort de l'eau, il escalade sans difficultés des rives même raides, en se hissant grâce à ses pattes. En fait, l'étrange allure de l'hippopotame est le signe d'une adaptation marquée à la vie aquatique. Le profil de sa tête donne une bonne idée de ses capacités à séjourner dans l'eau : ses narines sont en position supérieure sur le bout de son mufle ; ses yeux sont volumineux et haut placés ; ses oreilles sont petites et mobiles. Sous l'eau, un clapet empêche l'air de pénétrer dans ses conduits olfactifs et ses oreilles se ferment. La peau de l'hippopotame est presque nue : les seuls poils qu'il possède sont les vibrisses (poils tactiles) qui recouvrent son large mufle et les poils rigides qui terminent sa queue. Sous la peau, une couche de graisse épaisse de 50 cm protège les organes vitaux de l'animal. L'hippopotame est rattaché à l'ordre des artiodactyles, c'est-à-dire des ongulés dont le nombre de doigts est pair. Ses pattes se terminent par 4 doigts, de taille pratiquement égale ; ses sabots ressemblent plutôt à des ongles. L'hippopotame se sert de ses pattes pour nager. Quand on a la chance de pouvoir l'observer sous l'eau, comme dans les Mzina Springs, au Kenya, où l'eau est transparente, on dirait qu'il vole ! Les adultes possèdent de 36 à 40 dents, car le nombre d'incisives peut être soit de 4, soit de 6. Les canines ne cessent de croître ; elles peuvent atteindre 60 cm et peser 3 kg chez le mâle, 1 kg chez la femelle ! Aiguisées comme des rasoirs, et poussant vers l'extérieur, comme des défenses, elles constituent des armes redoutables. La première molaire, présente dans la dentition de lait, n'est pratiquement jamais remplacée par une dent adulte. Elle peut donc rester longtemps dans la bouche de l'animal, aucune nouvelle dent ne la chassant. L'hippopotame perd beaucoup d'eau par évaporation. On a calculé que, pour une surface de 5 cm2, une peau d'hippopotame perd 12 mg d'eau en 10 minutes, c'est-à-dire de 3 à 5 fois ce que peut perdre un homme ! S'il transpire autant, c'est parce que sa couche cornée est très fine. Celle-ci, par ailleurs, ne possède pas de glandes sébacées, qui sécréteraient des matières grasses pour le protéger du soleil. En revanche, l'hippopotame possède des glandes particulières qui produisent un liquide très visqueux et alcalin, prenant un reflet rouge avec la lumière et donnant l'impression que le dos de l'animal est en sang. Lorsque celui-ci séjourne hors de l'eau, cette sécrétion sert d'écran contre la déshydratation. Il est possible qu'elle explique aussi sa faculté de cicatrisation. HIPPOPOTAME Nom (genre, espèce) : Hippopotamus amphibius Famille : Hippopotamidés Ordre : Artiodactyles Classe : Mammifères Identification : Silhouette cylindrique bien connue. Très grosse tête. Pattes courtes. Pas de poils hormis de courtes vibrisses sur le museau. Le mâle a un dos et surtout un cou nettement plus épais que ceux de la femelle Taille : De 3,30 à 3,75 m, tête et corps ; 1,50 m au garrot Poids : De 1,4 à 2 tonnes (maximum 3,2 tonnes pour un mâle) Répartition : Présent autrefois dans tous les grands bassins fluviaux d'Afrique, jusqu'à la Méditerranée, le long du Nil. Actuellement limité au sud du Sahara et éliminé de nombreux fleuves Habitat : Lacs, cours d'eau, estuaires. Depuis le niveau de la mer jusqu'à 2 000 m Régime alimentaire : Brouteur d'herbe Structure sociale : Les mâles sont territoriaux ; les femelles et les jeunes vivent par petits groupes sur ces territoires Maturité sexuelle : 12 ans en moyenne Saison de reproduction : Saison des pluies Durée de gestation : 240 jours Nombre de jeunes par portée : Un. Les jumeaux représentent moins de 1 % des naissances Poids à la naissance : De 30 à 50 kg Longévité : De 30 à 40 ans ; moyenne : de 1 à 2 ans Effectifs, tendances : 125 680-149 230. Globalement, les effectifs baissent Statut, protection : Protégé dans de nombreux pays africains. Inscrit à l'Annexe II de la Cites (Convention sur le commerce international des espèces menacées d'extinction). Classé comme espèce vulnérable par l'U.I.C.N. (Union internationale pour la conservation de la nature) en 2006 Remarque : Record de longévité en captivité : 54 ans

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