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octobre 19, 2024

Votre sante d'abord ( les réseaux sociaux sont néfastes pour la santé mentale )

Des chercheurs de l'université d'Oxford se sont lancés dans une tâche de longue haleine, qui s'étendra sur 10 ans, pour comprendre les effets des réseaux sociaux sur la santé mentale, et les premiers résultats sont déjà connus. On savait déjà que les écrans étaient mauvais pour la santé et qu'une exposition trop longue pouvait entraîner des troubles du comportement, de l'attention et du sommeil. Ce que nous apprend l'étude initiée en avril 2024 par des chercheurs de l'université d'Oxford (Angleterre), c'est que le niveau de dépression et d'anxiété serait bel et bien corrélé au temps passé sur les réseaux sociaux. Il s'agit des résultats préliminaires d'une étude sur la santé mentale des jeunes prévue pour durer 10 ans, afin que les scientifiques puissent avoir suffisamment de données pour établir des liens fiables. Elle impliquera 50 000 jeunes britanniques, âgés de 11 à 18 ans, et amenés à répondre à un questionnaire de 200 questions en ligne. Pour l'instant, 7 200 adolescents de 20 établissements ont été interrogés sur leur bien-être, la manière dont ils assimilent et comprennent des informations, ce qu'ils pensent de leur forme physique, leur habilité à interagir avec les autres et à se faire des amis et la façon dont cela les affecte, ainsi que sur leur rapport à l'adversité, sous toutes ses formes. En plus d'établir un lien entre le temps d'utilisation des réseaux sociaux et les troubles mentaux, cette première phase d'étude nous apprend que les filles seraient plus vulnérables face à ces plateformes, du fait de l'image idéalisée que leur renvoient des applications comme TikTok ou Instagram. De plus, on lit que le temps d'utilisation moyen de ces réseaux serait compris entre 2 et 4 heures par jour, et qu'il grimpe jusqu'à 8 heures quotidiennes chez certains jeunes utilisateurs. À terme, il s'agira de dresser un tableau complet de l'état de santé mentale des adolescents, qui inquiètent déjà dans de nombreux pays. En France, le nombre de jeunes présentant un risque de dépression et des tendances suicidaires est en augmentation (selon les données de Santé Publique France) et au Royaume-Uni, plus d'1 million d'enfants auraient été en contact avec le système de santé nationale pour des problèmes de santé mentale, sur une période d'un an. Ce travail important pourrait aider des parents qui se sentent souvent dépassés par cette problématique, tout comme la société en général, qui risque de devoir faire face dans les prochaines années à une cohorte d'adultes touchés par ces troubles mentaux initiés dès le plus jeune âge. Selon des scientifiques canadiens, faire défiler les pages sur les réseaux sociaux lorsqu'on est en quête de contenu est loin d'être anodin : au lieu d'aider à tromper l'ennui, cela l'accentuerait plutôt ! Quand on ne sait pas trop quoi faire, il nous arrive souvent de traîner sur les réseaux sociaux et de scroller sans grande conviction dans le but de meubler notre ennui. Selon une étude menée par l'université de Toronto Scarborough pourtant, il semblerait que ce comportement ait l'effet inverse et exacerbe le désœuvrement ressenti. L'étude, menée sur un échantillon de 1 200 personnes, s'est principalement intéressée au défilement infini du réseau Tiktok ainsi qu'aux Shorts de YouTube (vidéos courtes). Menée par Michael Inzlicht, professeur en psychologie, et Katy Yuen Yan Tam, une apprenante qui a déjà écrit plusieurs papiers sur l'ennui, cete étude a mis en lumière un phénomène paradoxal : plus les utilisateurs de TikTok scrollent à la recherche de vidéos, plus ils ressentent de l'ennui. Plus précisément, les chercheurs ont fait passer 7 tests différents aux participants, les faisant alterner entre plusieurs scénarios : regarder une vidéo de 10 minutes sans pouvoir l'accélérer, puis regarder plusieurs vidéos courtes avec, cette fois, la possibilité de faire avance rapide ; regarder obligatoirement les 10 premières minutes d'une vidéo qui en fait 50, puis, par la suite, une vidéo longue de 50 minutes mais en étant libre d'en visionner n'importe quelle partie pendant 10 minutes ; etc. Les chercheurs canadiens ont alors remarqué que les sujets de leurs tests étaient plus satisfaits après avoir regardé une vidéo longue et qu'au contraire, les vidéos courtes ou celles où ils pouvaient accélérer ne procuraient aucun engagement, car elles étaient trop brèves pour qu'ils s'y intéressent vraiment. Ils passaient alors leur temps à scroller et à passer d'un contenu à l'autre dans l'espoir de tomber sur quelque chose d'intéressant : en vain puisque, comme dit plus tôt, les vidéos courtes ne sont pas engageantes. Les chercheurs ont donc noté une diminution de l'attention, une baisse de la satisfaction et même une réduction du plaisir à mesure que le temps passe. L'ennui s'installe alors, parfois accompagné de frustration et d'un sentiment d'inadéquation, comme ces moments où l'on se doute que ce que l'on fait n'a pas de sens, mais qu'on continue de le faire malgré tout. Ces résultats viennent souligner l'importance de repenser la manière dont nous utilisons ces canaux de divertissement. En plus des défis absurdes qu'ils nous font faire, de la course aux likes ou des personnes manipulatrices en quête d'attention qui y rôdent, il est de plus en plus prouvé qu'ils ont aussi un impact sur notre bien-être psychologique. Il devient alors urgent d'adopter des habitudes plus saines pour une utilisation plus équilibrée des réseaux sociaux.

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