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novembre 09, 2024

Homme et vie ( Au procès Samuel Paty : les proches dessinent un portrait émouvant du professeur assassiné )

====Le procès de l'assassinat de Samuel Paty, professeur d'histoire-géographie sauvagement tué le 16 octobre 2020, a débuté dans une atmosphère chargée d'émotion et de gravité. Plus de trois ans après cet acte de terreur qui a bouleversé la France, les proches de l’enseignant ont pris la parole au tribunal pour honorer sa mémoire et rappeler les valeurs pour lesquelles il s’était battu toute sa vie. À travers leurs témoignages, les élèves, collègues, amis et membres de la famille de Samuel Paty dressent un portrait d’un homme passionné, bienveillant et profondément investi dans sa mission d'éducation. Un enseignant passionné et engagé Dès ses premières années en tant qu'enseignant, Samuel Paty était perçu comme un professeur unique, profondément attaché à sa vocation d'éduquer. Ses collègues et amis l'ont décrit comme un homme attentif, exigeant et toujours prêt à s’adapter aux besoins de ses élèves. Passionné par l'histoire et les valeurs de la République, il était résolu à inculquer à ses élèves l'esprit critique, la liberté de pensée et le respect des différences, des principes fondamentaux de la laïcité. Samuel Paty aimait son métier et s’efforçait d’élargir les horizons de ses élèves. D'après ses collègues, il n’hésitait pas à aborder des sujets complexes, en dépit des polémiques potentielles, dans le but d’encourager la réflexion personnelle et le débat. Son sens de la pédagogie et sa patience l’ont également rendu très populaire auprès des élèves. Il avait à cœur d’établir un dialogue constructif en classe, tout en restant ferme dans ses convictions et respectueux des sensibilités de chacun. La liberté d’expression, un combat quotidien Pour Samuel Paty, enseigner les principes de la liberté d'expression et de la laïcité n’était pas une tâche parmi d'autres, mais un devoir qu’il s’imposait de remplir avec le plus grand sérieux. La liberté d’expression, au cœur de sa leçon sur les caricatures, représentait pour lui un droit fondamental, un pilier de la démocratie. Cette leçon, qui visait à sensibiliser les élèves sur l’importance de ce droit dans une société pluraliste, est devenue un symbole de son engagement pour l’éducation. Lors du procès, plusieurs proches ont évoqué ce courage, cette capacité de Samuel Paty à aborder des questions épineuses sans détour, dans un seul but : former des citoyens responsables et éclairés. C'est précisément cette démarche éducative, fondée sur l'esprit critique et le respect des valeurs républicaines, qui lui a coûté la vie. Pour ses proches, il ne s’agissait pas de provocation, mais bien d’une mission d'enseignement, un acte de foi dans les valeurs de la République. Un choc émotionnel pour ses proches L’assassinat brutal de Samuel Paty a laissé un vide immense dans la vie de sa famille, de ses amis et de ses élèves. Son frère et sa sœur, profondément affectés, ont livré des témoignages poignants lors du procès. Ils ont décrit un homme discret et bienveillant, un frère attentionné, toujours disponible pour les autres. Sa famille se bat aujourd'hui pour que son message et son dévouement soient reconnus, et pour que de tels actes ne se reproduisent plus. Les élèves de Samuel Paty ont eux aussi été bouleversés par la perte de leur professeur. Certains ont pris la parole pour exprimer leur admiration et leur tristesse, décrivant un enseignant à l'écoute, aimant son métier et ses élèves. Pour eux, il n’était pas seulement un enseignant, mais un modèle de droiture et de courage, qui leur a transmis des valeurs essentielles. Un appel à la vigilance et à la mémoire Le procès de l'assassinat de Samuel Paty soulève des questions cruciales sur la protection des enseignants et la défense des valeurs républicaines. Les témoignages de ses proches rappellent que l'école, en tant que lieu d'apprentissage, est également un espace de liberté et de citoyenneté. Les proches de Samuel Paty espèrent que son héritage perdurera et que la société tirera des leçons de cette tragédie. Pour eux, la meilleure façon de rendre hommage à Samuel Paty est de continuer à défendre les valeurs qu’il chérissait : la liberté, la laïcité et l’éducation pour tous. En écoutant les paroles de ses proches, la société française est appelée à se souvenir de Samuel Paty non seulement comme d’une victime, mais aussi comme d’un homme qui a consacré sa vie à l’éducation et à la transmission des valeurs démocratiques. ====La famille du professeur assassiné en 2020 par un islamiste radical a décrit, vendredi 8 novembre devant la cour d’assises spéciale de Paris, Samuel Paty comme "un intellectuel" non croyant "mais respectueux de toutes les religions". Le procès est prévu jusqu'au 20 décembre.Dans une salle d'audience pleine à craquer, Bernadette Paty, la mère du professeur d'histoire assassiné par un jeune islamiste radical, a dressé vendredi 8 novembre un portrait émouvant et digne de son fils, sans trembler face aux huit accusés impliqués dans son assassinat. Toute menue dans l'impressionnante salle des "grands procès" du Palais de justice de Paris, Bernadette Paty, en gilet blanc torsadé, écharpe rose autour du cou, a été la première de la famille à s'exprimer. Sur le banc réservé à la famille, il y a un enfant, Gabriel, 9 ans et demi, le fils de Samuel Paty. Il est accompagné de sa mère, Jeanne A., l'ex-compagne du professeur. Les deux sœurs de Samuel Paty, Mickaëlle et Gaëlle, soutenues par leurs proches, sont également présentes, comme tous les jours depuis l'ouverture du procès le 4 novembre. Bernadette Paty, 77 ans, ancienne enseignante aux cheveux courts et aux fines lunettes, évoque un Samuel Paty passionné par l'histoire depuis sa petite enfance. "Samuel était un intellectuel. Ce n'était pas un croyant, mon époux et moi ne sommes pas croyants, mais il était très respectueux de toutes les religions", détaille-t-elle. Dans le box, les accusés suivent la déposition de la mère de Samuel Paty avec attention, sans détourner le regard ni baisser la tête. "Je savais que Samuel allait montrer ces caricatures de Charlie Hebdo pendant un cours sur la liberté d'expression. Il était en vacances chez nous en août [2020] quand il a préparé son cours", poursuit Bernadette Paty. Ce détail, "complètement oublié", dit-elle avec un sourire triste, ne lui est revenu qu'au moment du drame. "Vérité et justice" "Perdre un enfant dans de telles conditions est insupportable et inacceptable. Perdre notre fils car il a montré des dessins nous révulse. Notre vie depuis ce jour-là est devenue un grand vide", explique Bernadette Paty. "Ce qui lui est arrivé est tellement barbare et injuste qu'on ne pourra jamais faire notre deuil. J'attends de ce procès que la responsabilité de chaque accusé soit reconnue et que les peines soient à la hauteur", insiste-t-elle, toujours sans trembler. "Moi, je suis contente d'être en retraite, car aujourd'hui, les enseignants sont contestés. Je ne comprends pas", déplore-t-elle encore, en réponse à une question de la cour. "Aujourd'hui, on conteste, on menace et on agresse." Des enseignants de la cité scolaire Gambetta-Carnot d'Arras où, trois ans après Samuel Paty, le professeur Dominique Bernard a été assassiné par un jeune islamiste radical Russe d'origine ingouche, sont présents dans la salle d'audience."La blessure qu'on a reçue [le jour de la mort de Samuel Paty] est bien réelle. C'est une vision qui a modifié pour toujours notre vision de la vie", explique Jeanne A., enseignante comme son ex-compagnon. "L'injustice qui est arrivée à Samuel nous oblige à avancer sur un fil", ajoute-t-elle avant de réclamer "vérité et justice". "Samuel n'a pas été assassiné pour avoir montré des caricatures et avoir commis un blasphème qui n'a d'ailleurs aucune valeur juridique. Samuel a été assassiné par un islamiste radicalisé en mal de jihad [...] sur la base d'une campagne d'infamie sur internet menée par des islamistes réclamant ni plus ni moins [que] sa tête. C'est l'islamisme qui est en cause et non des caricatures, ni la liberté d'expression et encore moins la laïcité", soutient Mickaëlle Paty. "Sans vous, Samuel serait vivant aujourd'hui" Gaëlle Paty choisit de s'adresser directement aux accusés : "Lancer une cabale virulente ciblant nommément mon frère et inciter à l'action, promouvoir sur les réseaux sociaux cette cabale et encourager les passages à l'acte [...] constituent des responsabilités graves", leur a-t-elle lancé. "Il ne suffit pas de ne pas se salir les mains pour ne pas être responsable de la mort de mon frère", ajoute-t-elle."Jamais je n'accepterai la moindre excuse de personnes qui ne reconnaissent pas leur responsabilité. C'est totalement indécent [...]. Sans vous, Samuel serait vivant aujourd'hui", souligne Gaëlle Paty. Dernier des huit accusés à être interrogé à l'issue de la première semaine de procès, Yusuf Cinar, un proche de l'assassin, semble ne pas l'avoir entendue. "Je conteste les faits. Je suis innocent depuis quatre ans [...]. Je n'aime pas l'étiquette qu'on me colle. Je ne suis pas terroriste", a-t-il affirmé. Le procès est prévu jusqu'au 20 décembre.

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