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novembre 09, 2024

Homme et vie ( Les Risques Sanitaires Après les Inondations en Espagne : Bactéries, Épidémies et Moisissures )

====Les récentes inondations en Espagne ont laissé derrière elles un paysage marqué par des eaux stagnantes, des débris et de nombreux foyers de contamination potentiels. Les inondations augmentent les risques de propagation de bactéries et de moisissures, entraînant des risques sanitaires pour la population. En effet, les eaux usées et les débris apportés par les crues contiennent souvent des agents pathogènes qui peuvent provoquer des infections gastro-intestinales, des infections de la peau et même des maladies respiratoires. Parmi les bactéries couramment observées après des inondations, Escherichia coli et la leptospirose sont préoccupantes en raison de leur présence dans les eaux stagnantes contaminées par des matières fécales. Ces agents pathogènes, s’ils ne sont pas contrôlés, peuvent provoquer des épidémies locales. Les moisissures représentent également une menace importante pour la santé, car elles se développent rapidement dans les environnements humides, libérant des spores allergènes et toxiques dans l’air. Les autorités sanitaires espagnoles conseillent à la population de prendre des mesures de précaution, comme l’utilisation de vêtements de protection, la désinfection des zones touchées et la surveillance des symptômes de maladie. Un nettoyage approfondi des espaces intérieurs est essentiel pour réduire la présence de moisissures et d'agents pathogènes. Enfin, la sensibilisation des communautés locales est cruciale pour minimiser les risques sanitaires à la suite de ces événements naturels. ====Bactéries, épidémies, moisissures : quels risques sanitaires après les inondations en Espagne ? Une semaine après les inondations qui ont ravagé la région de Valence, en Espagne, les habitants nettoient la boue qui a envahi les rues et les domiciles. Mais entre les eaux stagnantes, les cadavres d’animaux et la nourriture en décomposition qui jonchent les rues, les risques de contamination sont nombreux.Une semaine après les inondations qui ont fait plus de 200 morts en Espagne, le pays panse ses plaies. Selon le Premier ministre Pedro Sanchez, 98 % des foyers touchés ont pu récupérer l'électricité, et 68 % leur ligne téléphonique. Alors que secouristes et volontaires continuent de s’activer pour déblayer la boue qui recouvre les rues, les autorités alertent sur les risques sanitaires. L’eau stagnante, où gît parfois des cadavres d’animaux ou de la nourriture en décomposition, favorise l’apparition de bactéries dangereuses pour l’homme, comme E. coli ou Salmonella qui peuvent provoquer des gastro-entérites. "Cela favorise surtout la contamination pour l’homme. Les sources d’eau risquent d’être contaminées par de la matière fécale, et d’autres bactéries qui peuvent être responsables d’infections, comme des diarrhées", explique Eric Oswald, professeur au service de bactériologie du CHU de Toulouse. Eaux contaminées et moisissures "La prévalence des maladies diarrhéiques est moindre que dans les pays tropicaux. En revanche, si on laisse les gens vivre dans des appartements où le système sanitaire est cassé, il y a un risque de transmission des maladies", ajoute Nicolas Vignier, infectiologue à l’hôpital Avicenne et professeur de médecine à l’université Sorbonne Paris Nord. Selon ces spécialistes, il est peu probable de voir apparaître une épidémie de choléra ou de peste : "Ce ne sont pas des microbes présents localement et les gens ne vont pas boire l’eau boueuse. Vu la saison, il n’y a pas non plus d’inquiétude à avoir du côté des moustiques qui pourraient transmettre des maladies", évacue Renaud Piarroux, chef de service à la Pitié Salpêtrière et spécialiste des épidémies.Les risques sanitaires sont démultipliés après des catastrophes climatiques : "Après le tremblement de terre [de 2002] en Iran, on a observé des pneumopathies, des maladies qui se développent lorsqu’on est exposé au froid et à l’humidité, et qui peuvent provoquer un surcroit de mortalité chez les personnes âgées", analyse Renaud Piarroux, spécialiste des épidémies. D’où l’importance d’analyser l’état des bâtiments, selon Nicolas Vignier : "Les moisissures qui se forment dans les bâtiments peuvent conduire à des troubles respiratoires comme l’asthme, c’est ce qu’on avait constaté lors des inondations à Arles [en 2003]." Des plaies qui s’infectent Pour l’instant, les hôpitaux espagnols des zones sinistrées enregistrent surtout un afflux de patients victimes de plaies infectées, comme l’a constaté France 2 au centre médical de Paiporta, au sud de Valence. "On parle d’un contexte humide, où la blessure macère, et où il est parfois impossible de nettoyer correctement la peau. C’est là que peuvent se former des champignons, qui sont des portes d’entrée vers des infections plus sévères", explique l’infectiologue Nicolas Vignier. Le médecin cite notamment les streptocoques, des bactéries qui peuvent conduire à l’hospitalisation si elles ne sont pas traitées à temps. "Il est recommandé de porter des bottes et des gants quand on manipule la boue, mais il n’y a pas de virus qui saute au visage comme la grippe", rassure le bactériologiste Eric Oswald.Les autorités espagnoles s’inquiètent aussi de ce que peut devenir la boue, une fois qu’elle aura séché. "Dans les pays tropicaux, on a certaines infections rares quand la boue est mise en suspension dans l’air. Mais ce ne sont pas des bactéries qu’on retrouve en Europe. La poussière peut fragiliser la muqueuse pulmonaire et provoquer une surinfection mais cela reste un risque faible", estime l’infectiologue Nicolas Vignier. Ce dernier s’inquiète davantage de l’accès aux soins. À Paiporta, épicentre de la catastrophe naturelle, "100 % des habitations et 100 % des commerces ont été touchés", a déclaré la maire Maribel Albala à la chaîne de télévision TVE. Parmi les bâtiments touchés peuvent se trouver des pharmacies ou des cliniques : "L’accès aux soins risque d’être compliqué pour les personnes atteintes de maladies chroniques. Pour une personne diabétique, se retrouver dans une zone sinistrée peut devenir un réel problème", pointe Renaud Piarroux, spécialiste des épidémies. Les autorités espagnoles ont déclaré avoir réparé 40 kilomètres de routes et 74 kilomètres de voies ferrées. Quant au gouvernement, il a promis mardi de débloquer plus de 11 milliards d’euros de prêts et subventions pour soutenir les sinistrés.

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